Mon approche

La honte et l'autocritique, souvent au cœur du problème

Ce que la thérapie fondée sur la compassion (CFT) vient éclairer.

Trois systèmes, en tension

Le modèle des trois cercles

La thérapie fondée sur la compassion (CFT) part d'une idée simple : nous fonctionnons avec trois grands systèmes de régulation émotionnelle, qui s'équilibrent plus ou moins bien selon les périodes de vie.

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Menace

Protège — détecte le danger, active la peur, la colère, le dégoût. Utile ponctuellement, épuisant s'il reste allumé en permanence.

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Apaisement

Calme — associé à la sécurité, au lien aux autres, au repos. C'est le système que la honte et l'autocritique mettent le plus souvent hors service.

⚡

Accomplissement

Motive — pousse vers les ressources, les objectifs, la récompense. Peut devenir envahissant s'il tourne à plein régime sans jamais de repos.

Dans de nombreuses situations de TCA, le système de menace tourne en excès — souvent tourné contre soi-même sous forme d'autocritique — pendant que le système d'apaisement reste sous-développé ou difficile d'accès. La personne se retrouve alors à osciller entre l'urgence de "faire quelque chose" (menace, contrôle) et une quête d'accomplissement sans fin, sans jamais accéder au troisième pôle : se sentir en sécurité, tout simplement.

Le cercle vicieux

Comment l'autocritique entretient la difficulté

L'autocritique semble parfois utile — elle donne l'impression de "se pousser" à faire mieux. En pratique, elle active surtout le système de menace : elle génère de la honte, qui elle-même appelle un soulagement immédiat. Ce soulagement passe souvent par le comportement qu'on cherche justement à changer — restreindre, se peser, faire une crise alimentaire — ce qui nourrit à son tour la culpabilité, et donc l'autocritique suivante. Le cycle se referme sur lui-même.

Ce que ça change en thérapie

Cultiver un rapport plus apaisé à soi — pas plus indulgent

La compassion, dans ce cadre, n'a rien à voir avec la complaisance ou le fait de "se trouver des excuses". C'est la capacité à se traiter avec la même attention et la même bienveillance qu'on offrirait spontanément à quelqu'un qu'on aime, en difficulté. Cette capacité peut se travailler — elle n'est pas donnée une fois pour toutes — et elle rend souvent le système de menace moins nécessaire, ce qui ouvre un espace pour agir différemment.

Cette approche se combine naturellement avec le travail sur l'évitement et sur les valeurs personnelles — trois angles complémentaires d'une même manière de travailler. En savoir plus sur mon approche →

Tu te reconnais dans ce cercle-là ?

On peut en parler, sans avoir besoin de tout comprendre à l'avance.

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